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EN DIRECT-France/Législatives-Macron demande à Attal de rester Premier ministre "pour le moment"
information fournie par Reuters 08/07/2024 à 20:48

Emmanuel Macron a chargé lundi le Premier ministre sortant Gabriel Attal de poursuivre la gestion des affaires courantes pour la "stabilité" de la France, le temps que le nouveau rapport de forces à l'Assemblée nationale se concrétise politiquement.

L'incertitude pèse sur la future architecture gouvernementale au lendemain de la victoire inattendue du Nouveau Front populaire (NFP) aux élections législatives anticipées, une alliance de gauche hétérogène fragilisée par une majorité relative face à un camp présidentiel qui ne s'avoue pas vaincu et prône une coalition "centrale".

Selon les résultats communiqués par le ministère de l'Intérieur, le NFP remporte 182 sièges, loin de la majorité absolue (289), mais s'impose comme la première force de la chambre basse.

Le camp présidentiel "Ensemble pour la République", en recul, sauve tout de même 168 sièges, tandis que le RN et ses alliés "ciottistes", qui étaient pourtant donnés en tête dans les sondages, s'adjugent la troisième place, avec 143 sièges.

Dans ce contexte inédit, les tractations politiques ont débuté dès dimanche soir pour tenter de trouver le nom du prochain Premier ministre, au sein de l'alliance de gauche, mais aussi de la "Macronie" qui évoque une potentielle coalition "centrale".

L'Elysée avait fait savoir que le chef de l'Etat, qui part mardi pour Washington où se tient le sommet de l'Otan, attendrait la "structuration" de la nouvelle Assemblée "pour prendre les décisions nécessaires".

LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS :

20h35 - Jean-Luc Mélenchon a déclaré sur LCI qu'il estimait que le candidat au poste de Premier ministre que le Nouveau Front Populaire entend proposer d'ici la fin de la semaine devrait être issu de La France insoumise (LFI), qui a le plus grand nombre d'élus au sein de l'alliance de gauche.

"La règle est que le parti qui a le plus grand nombre de députés a le Premier ministre", a rappelé Jean-Luc Mélenchon.

"Les talents (au sein de LFI) ne manquent pas", a-t-il ajouté, citant Manuel Bompard, Mathilde Panot ou Clémence Guetté. Le chef de file des insoumis a cependant refusé de s'exclure de la liste, comme le souhaiteraient les autres dirigeants de gauche, assurant que le choix se fera "par le dialogue".

20h26 - Interrogé sur TF1 sur le maintien de Gabriel Attal au poste de Premier ministre, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a déclaré trouver "logique que les affaires de l'État continuent".

"Tant qu'il n'y a pas de proposition faite par le Nouveau Front Populaire, il est logique que les affaires de l'État continuent. Mais dès lors que le président de la République recevra une proposition qui lui sera faite par le Front populaire, il devra aussi se résoudre à l'idée qu'il n'a pas gagné l'élection et même qu'il l'a perdue", a-t-il ajouté.

Olivier Faure a également rejeté les appels du camp présidentiel, notamment du président du MoDem, à une entente, déclarant que "le pouvoir sortant a été battu".

20h15 - François Bayrou, président du MoDem et maire de Pau, a déclaré sur TF1 qu'une possible coalition pourrait aller "de la gauche, hors LFI, jusqu'à la droite, hors Rassemblement national".

"Les Français ont envoyé dans cette élection deux messages : le premier est qu'on n'a pas voulu donner la majorité absolue à l'extrême droite et je suis sûr qu'ils n'auraient pas aimé la donner à l'extrême gauche. Le deuxième, c'est 'entendez-vous'", a-t-il ajouté.

15h54 - "Nous nous préparons à gouverner, à appliquer le programme qui est le nôtre", a affirmé le coordinateur de LFI Manuel Bompard après une réunion au siège de son parti.

"Il ne peut pas être question que le maintien de Gabriel Attal à Matignon vienne effacer le vote des Françaises et des Français", a-t-il ajouté.

"On avance étape par étape, les choses avancent pour l'instant très bien", a déclaré l'élu des Bouches-du-Rhône, renvoyant à la réunion prévue en fin d'après-midi avec les différentes formations du NFP.

15h42 - Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, a réitéré devant le palais Bourbon son refus de gouverner avec le RN ou LFI, ajoutant que "la gauche n’a pas gagné les élections. Aujourd'hui, personne n'a gagné les élections".

Gérald Darmanin, réélu dans sa circonscription du Nord, a évoqué la possibilité cependant de collaborer avec le Parti socialiste (membre de la coalition de gauche) : "Il faut demander au Parti socialiste s’il accepte de rompre avec la France insoumise et dans ces cas-là, à mon avis, sur des grands sujets, on pourrait toujours discuter."

15h05 - "Le Rassemblement national est aujourd'hui la première force politique. (...) Je comprends la frustration aujourd'hui de millions de Français. (...) J'assume ma part de responsabilité tant dans la victoire aux européennes que dans la défaite d'hier", a déclaré Jordan Bardella, président du RN, à des journalistes. "Le pays va être paralysé, a minima ralenti, pendant au moins un an".

"Sur quelques circonscriptions, les choix que nous avons faits n'étaient pas les bons", a-t-il concédé, ajoutant que "99%" des candidats sont "irréprochables".

14h58 - "En termes de nombre de voix, on est très largement au-dessus, 9 millions - 10 millions avec (Eric) Ciotti. Mais face à une alliance contre nature qui va de (Philippe) Poutou à (Gérald) Darmanin, c'est tellement attrape-tout qu'on a perdu des députés", commente le député RN Laurent Jacobelli auprès de Reuters.

"En revanche, quand vous regardez la dynamique, elle est clairement porteuse d'espoir. Maintenant, pour nous, l'objectif c'est préparer l'avenir. On a compris que les Français voulaient l'alternance, on doit être à la hauteur. On va demander des postes de présidence, de vice-présidence, à l'Assemblée."

14h44 - "La démocratie et la République ont gagné face à l’extrême-droite !" La #CGT (sur X ) "demande solennellement à Emmanuel Macron de respecter le choix des urnes et d'appeler à la formation d'un nouveau gouvernement autour du programme du Nouveau Front Populaire qui est arrivé en tête."

14h35 - "Le peuple français est viscéral. Mais le président n'a pas de viscères, il a un cerveau. Il y a des poids lourds qui pensent à 2027. Les Français n'en ont rien à faire de 2027. Ils se demandent s'ils peuvent mettre de la viande pour leurs enfants dans le caddie. Mettons-nous au travail pour répondre aux problèmes des Français", dit à Reuters le député MoDem Richard Ramos.

14h32 : "Pour le Premier ministre, il faut trouver une personnalité pour construire quelque chose qui ne trahisse pas ce que les Français nous ont demandé de faire. Plus les dix millions de votes RN. On n'est pas revenu à la normale. On n'a jamais eu autant de députés RN dans ce pays. Ça, ça me tenaille", déclaré l'ancien ministre de la Santé Aurélien Rousseau, élu sous la bannière NFP.

14h11 - "Il y a un problème Mélenchon dans le sens où il est clivant et cristallisant mais c'est un non problème car il n'a pas été élu député et il ne sera pas Premier ministre. Donc il n'est pas le sujet pour moi de la semaine qui arrive", affirme à Reuters Arthur Delaporte, député PS, présent à l'Assemblée nationale.

13h40 - "On essaiera de trouver la proposition la plus consensuelle possible", dit la députée européenne LFI Manon Aubry, interrogée devant le siège du parti sur les discussions en cours au sein du NFP pour désigner un candidat à Matignon.

"On a plusieurs options mais il faut [un candidat] qui fasse consensus", ajoute-t-elle. "Nous ne nous laisserons pas, quoi qu'il arrive, voler cette victoire".

Les négociations à gauche doivent reprendre à 17h00 (15h00 GMT) tandis qu'un bureau exécutif du RN est prévu dans l'après-midi pour tirer les leçons du second tour, selon des sources à Reuters.

13h10 - Le chancelier allemand Olaf Scholz se dit "soulagé" par les résultats des élections en France. "Cela aurait été un défi majeur si le président français avait dû entrer dans une coalition avec un parti populiste de droite", dit-il à la presse.

"Cela a été évité et nous espérons maintenant que le président, mais aussi les représentants élus, parviendront à former un gouvernement de manière constructive."

13h00 - L'absence de majorité à l'Assemblée nationale risque de compliquer l'élaboration des politiques dans le pays et la note de crédit de la France pourrait être "sous pression" en cas de faiblesse persistante de l'économie ou de déficits publics prolongés, a déclaré lundi l'agence de notation S&P Global dans une note consacrée aux résultats des élections.

Fin mai, l'agence de notation a abaissé la note de crédit à long terme de la France de "AA" à "AA-" en raison d'une nette dégradation des comptes publics.

12h14 - Le Premier ministre sortant, Gabriel Attal, a présenté lundi sa démission au président Emmanuel Macron, qui lui a demandé de rester à la tête du gouvernement "afin d'assurer la stabilité du pays", annonce l'Elysée.

"Le président de la République a demandé à Gabriel Attal de rester Premier ministre pour le moment afin d'assurer la stabilité du pays", est-il dit dans un communiqué.

12h01 - Dans un long message posté sur X, le ministre des Finances Bruno Le Maire avertit d'un risque "immédiat" de "crise financière" et de "déclin économique" de la France.

"Les forces de l’Assemblée nationale sont éparpillées. Leurs idées le sont encore plus. Nous avons un besoin impérieux de cohérence et de lucidité", écrit-il.

"L’application du programme de rupture du Nouveau Front populaire détruirait les résultats de la politique que nous avons conduite depuis sept ans", ajoute Bruno Le Maire.

"Toutes les forces politiques qui croient dans l’économie de marché, dans le redressement des finances publiques, dans la transition énergétique, dans la construction européenne et dans le rétablissement sans faille de l’autorité de l’Etat doivent donc se dégager de leurs intérêts partisans, pour poursuivre l’indispensable transformation de notre modèle économique et social et affirmer notre puissance".

11h40 - Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'est rendu à l'Elysée.

11h30 - Gabriel Attal est arrivé à l'Elysée pour remettre sa démission à Emmanuel Macron.

11h03 - Réagissant aux résultats des élections législatives, le Kremlin indique qu'il suivra avec intérêt la formation du nouveau gouvernement français. Il ajoute ne pas voir de volonté politique forte en France visant à rétablir les relations de Moscou avec Paris.

11h00 - Sur les marchés financiers, la réaction des investisseurs était hésitante face à la forte incertitude politique en France. A 9h00 GMT, le CAC 40 avance de 0,45% après avoir d'abord ouvert dans le rouge. La prime de risque sur la dette française se resserre autour de 67 points de base, contre 68 points vendredi, après s'être creusée jusqu'à près de 72 points plus tôt en séance.

10h13 - "J’ai depuis hier soir un sentiment d’amertume pour notre pays", écrit sur X le président du Sénat, Gérard Larcher. "Le président de la République nous a précipités dans une instabilité politique gravement préjudiciable à la France".

L'élu LR se félicite du score du camp républicain à l'Assemblée, qui a maintenu un nombre de députés équivalent, appelant à "la clarté" comme "seule ligne qui vaille pour l'avenir".

9h48 - Sur X, Marine Tondelier dresse le "portrait robot" de la future ou du futur Premier ministre. "Etre aligné avec notre programme, une figure qui doit apaiser et réparer le pays, faire consensus, compétence et expérience", détaille-t-elle. "Beaucoup de monde coche ces critères au sein du Nouveau Front populaire".

8h50 - "Il faut que dans la semaine nous puissions être en mesure présenter une candidature pour Matignon", dit le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, sur franceinfo.

"Il faut changer complètement de méthode, Matignon ne peut pas être la courroie de transmission, ça va de soi, du président de la République, et il ne peut pas y avoir un pouvoir jupitérien qui s'installe à Matignon", ajoute-t-il.

"Cela doit être au contraire un pouvoir qui considère que la réalité du pouvoir est au Parlement (...) trouver des majorités texte par texte".

Interrogé sur une éventuelle alliance avec le camp présidentiel Ensemble, Olivier Faure plaide pour de "la clarté". "Il faut faire en sorte que les Français comprennent qu'il y a un avant et un après 7 juillet, ils ont voté pour ce changement et je souhaite que ce changement soit incarné par un nouveau gouvernement qui soit issu du Nouveau Front populaire".

Il rejette "une espèce de tambouille politicienne qui se déroule dans le dos où, après avoir défait la majorité présidentielle, on retrouverait d'un seul coup la même majorité présidentielle avec d'autres et recommencer le 'en même temps'."

"La responsabilité appartient aussi au camp macroniste, c'est à eux de dire s'ils sont prêts à mêler leurs voix avec celles du RN pour obtenir la peau d'un gouvernement du front populaire", ajoute Olivier Faure, évoquant le recours à des motions de censure.

8h45 - Sur BFMTV/RMC, Clémentine Autain, élue du NFP en Seine-Saint-Denis, appelle l'alliance de gauche à présenter "un visage uni" et évoque la création d'un "nouveau groupe politique" défendant le programme du NFP.

Interrogée sur la personnalité désignée par le NFP pour Matignon, Clémentine Autain plaide pour le consensus.

"Ce qu'il faut, c'est qu'il y ait un consensus sur une candidature pour que tous les députés puissent s'y retrouver et non pas le fait majoritaire chez les majoritaires qui s'impose à tous".

8h45 - "La logique institutionnelle dicte que le président de la République demande au Front populaire de lui proposer un Premier ministre. Je ne vois pas comment ça peut se passer autrement", dit Marine Tondelier sur France Inter, reconnaissant toutefois que la désignation par le NFP d'une personnalité pour Matignon "ne va pas être simple".

"Il n'y a pas de raison qu'on n'y arrive pas. Par contre, ça va prendre un peu de temps", dit-elle.

"La meilleure méthode, c'est le consensus, en trouvant des solutions intelligentes collectivement (...) Ça peut être quelqu'un de LFI, du Parti socialiste, du Parti communiste, des Verts. Ça peut même être quelqu'un qui soit au-delà de tout ça", ajoute Marine Tondelier, n'excluant pas une personnalité de la société civile.

Les discussions au sein du NFP, entamées dimanche soir, se poursuivront ce lundi, dit-elle. "On s'est vu déjà deux fois hier soir et on se revoit aujourd'hui pour se remettre au travail."

8h30 - "Le président de la République a le devoir d'inviter à Matignon un Premier ministre ou une Première ministre issu(e) du Nouveau Front populaire", dit le coordinateur de LFI Manuel Bompard sur France 2.

A la question de savoir si le candidat du NFP pour Matignon doit venir de LFI, Manuel Bompard répond: "On va en discuter, je ne vais pas commencer à poser ce type d'éléments sur la table."

Tout comme Jean-Luc Mélenchon dimanche soir, Manuel Bompard pose le programme du NFP comme étant non négociable.

"Ce programme ne peut pas être découpé en tranches, c'est un programme qui a une globalité, qui a une cohérence, qui est financé, où les différentes mesures se tiennent les unes par rapport aux autres", indique-t-il.

"On ne va pas commencer, une fois l'élection passée, à faire des formes de combinaison dans lesquelles on va abandonner nos programmes".

"Donc oui, le président de la République doit appeler à Matignon un ou une Première ministre issu(e) du Nouveau Front populaire pour appliquer le programme du Front populaire, rien que le programme et tout le programme".

8h25 - "Je ne crois pas que [la France] soit ingouvernable, je pense que des chemins existent", affirme le maire de Pau et président du MoDem, François Bayrou, sur France Inter. "Le chemin, je le crois, peut se trouver", ajoute-il, prédisant néanmoins que ce sera "extrêmement difficile".

"Pour l'instant, des signes de rencontre n'ont pas été avancés. Ça va venir", assure François Bayrou, disant espérer "qu'on aura progressé" d'ici la nouvelle législature qui débutera le 18 juillet.

"La première étape, c'est accepter l'idée qu'on puisse être partenaire", indique-t-il, plaidant pour une alliance de la gauche et de la droite, hors extrêmes.

"Vous avez là un ensemble démocrate et républicain, qui selon moi devrait se parler (...) et un jour prochain gouverner ensemble".

7h57 - "Aujourd'hui, il y a une grande frustration", reconnaît Louis Aliot, vice-président du RN, sur RTL, tout en estimant que la formation d'extrême droite "reste le premier parti et à l'Assemblée nationale, le premier groupe politique".

"Nous sommes sur une dynamique par rapport à 2022 mais c'est vrai que nous avons été bloqués par cette espèce d'arc contre nature soi-disant républicain", indique-t-il.

"On ne fera pas l'économie d'un examen de conscience. Il y a des candidats qui ont été candidats qui n'auraient pas dû l'être", ajoute Louis Aliot. "Si on veut le pouvoir, il faut qu'on prenne les dispositions pour gagner et pour mettre en face dans chaque circonscription des candidats d'abord implantés et des candidats qui comptent, qui savent de quoi ils parlent".

7h51 - "Nous, on prend acte et on va s'opposer, sans compromission", dit le porte-parole du RN Sébastien Chenu sur France Inter.

"Nous, on n'est pas là pour faire des tambouilles d'arrière-cuisine, aller négocier dans le dos des Français des espèces d'alliances comme peut-être le PS rêve d'en faire une avec Renaissance en lâchant Mélenchon. On leur laisse tout ça".

7h50 - L'ancienne présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance) prône à nouveau une grande coalition, sans le RN ni LFI, comme proposé dimanche soir par l'ancien Premier ministre et président d'Horizons Edouard Philippe.

"Je crois plus que jamais à la coalition", dit-elle sur France 2. "Les Français nous enjoignent à nouveau de travailler ensemble".

"Il va falloir de toutes façons que chacun fasse un effort, se mette autour d'une table pour réussir à trouver un programme de gouvernement qui permette d'avancer".

Interrogée sur son intérêt pour Matignon ou la présidence à nouveau de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet estime qu'il est trop tôt pour en discuter mais ajoute: "si je peux être utile, à l'Assemblée nationale ou ailleurs, évidemment que je le serai".

7h32 - "J'ai envie de dire que le plus dur commence ce matin pour nous", indique sur franceinfo le sénateur écologiste Yannick Jadot sur franceinfo. "Incontestablement, nous proposerons un gouvernement cette semaine", ajoute-t-il.

Interrogé sur la façon dont le NFP désignerait son candidat pour Matignon, Yannick Jadot indique : "Ça fait partie des règles sur lesquelles on va travailler cet après-midi".

"Reconnaissons qu'il faudra laisser quelques jours à l'Assemblée nationale pour s'organiser et tenter de gouverner le pays".

7h30 - "Le peuple de France a répondu présent", se réjouit sur TF1 Eric Coquerel (La France insoumise), évoquant le "front républicain" qui a permis de limiter le nombre de sièges remporté par le RN à l'Assemblée nationale.

"Nous avons aujourd'hui en France arrêté un processus qui avait lieu partout en Europe où on voyait des gouvernements d'extrême-droite se mettre en état de marche", se félicite-t-il.

7h15 - Interrogée sur son intérêt pour le poste de Premier ministre, la secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts Marine Tondelier élude la question sur RTL.

"Je ne veux pas participer ce matin au défilé des gens qui auto-candidatent tous les matins à des postes (...) je vis tout ça comme une aventure collective", dit-elle.

"Dans la logique institutionnelle, Emmanuel Macron devrait appeler aujourd'hui officiellement le Nouveau Front populaire à lui transmettre un nom de Premier ministre (...) C'était pas parti pour être Jean-Luc Mélenchon", ajoute-t-elle.

Après les résultats meilleurs que prévu du NFP, "le travail va continuer aujourd'hui toute la journée, sans doute demain et les jours qui suivront", indique Marine Tondelier. "Quand on veut faire les choses sérieusement, des fois ça prend un peu de temps et il va falloir nous laisser ce temps".

"C'est du temps parce qu'on réfléchit dans une situation ultra compliquée aux meilleures solutions possibles pour la France".

(Rédigé par Blandine Hénault avec Elizabeth Pineau et Michel Rose)

10 commentaires

  • 08 juillet 15:05

    Avec 72 sièges , belle victoire de LFI... Pas de quoi revendiquer le poste de premier ministre. Tout au plus le ministère du temps libre ou de la mer .


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